Pox, Rock ou pas Rock ?

Quand on nous pose la question « quel est votre style musical ? », la réponse ne vient pas tout de suite. Parfois par simplicité et paresse intellectuelle, on dit « rock ». La question qui suit souvent, c’est « mais quoi, hard rock ? », avec la signification probable pour celui qui la pose de « rock joué fort et vite ». Il y a un débat originel au sein de Pox, « fait-on du rock ou pas » ? La question ne peut pas avoir de réponse univoque et compréhensible par tous, le concept même de « rock » étant tellement large et porteur d’autant de sens qu’il y a d’individus pour se le représenter. Pourtant, « rock » ça veut dire quelque chose, puisqu’on nous définit aussi comme étant « trop » ou « pas assez ». Cette salle toulousaine bien connue n’a pas voulu nous programmer : « trop rock ». Ah.

Tentons une approche. « Rock », ça doit vouloir dire un peu de tout ça : joué avec énergie, faisant référence aux styles musicaux d’après-guerre qui ont marqué une rupture d’avec les musiques de salon, sans obligation de virtuosité, ni même d’un embryon de technique. Les morceaux rock qui ont traversé le temps sont parfois d’une simplicité enfantine. Souvent autour de basse, batterie, guitare, mais pas forcément, n’importe qui peut monter un groupe de rock. C’est sans doute aussi à ça qu’on peut le reconnaître.

Mais « rock », c’est aussi une attitude, une position, une manière voir la vie. Jacques Brel était certainement bien plus rock que Green Day ou autres groupes accessoirisés. Parce qu’il faisait les choses avec énergie, passion, outrance, provocation, dérision, indépendance, à sa manière.

Ben nous, c’est un peu tout ça, c’est à notre manière, parce que ça nous plait comme ça et si on n’entre pas dans une case, c’est tant mieux.

Un journaliste a écrit sur nous : « un rude groupe qui fait du rock poétique ». Ca nous plaît bien finalement.